San Juan del Sur, partout chez soi, ailleurs

San Juan del Sur, partout chez soi, ailleurs

Comme si les expats s’étaient appropriés un bout du monde, San Juan del Sur n’appartient à personne… et surtout pas au Nicaragua. C’est ce qu’on lui reproche, d’ailleurs.

C’est un bout de terre au bord du Pacifique où se croisent surfers et nomades, à quelques pas du Costa Rica.

Une ville où les locaux sont fantômes et trouver un Natacamale est plus difficile que de commander un sauté de légumes sauce aux arachides.

San Juan del Sur, partout chez soi, ailleurs

San Juan del Sur, partout chez soi, ailleurs

Je vois souvent passer des articles sur « les endroits touristiques à éviter », ou « comment ne pas être un touriste »… mais n’est-ce pas un peu hypocrite?

Le terme « touriste » est devenu si négatif alors que pour moi, il est synonyme de découvertes, d’ouverture, de nouveautés, de rencontres.

Ne pas aimer les foules, c’est une chose, mais ne pas vouloir paraître touriste me semble impossible.

À quoi bon aller au bout du monde pour s’y sentir comme chez soi.

Et pourtant, c’est ce sentiment qu’on ressent à San Juan del Sur. En trois jours, on reconnaît les visages, on a un restaurant préféré, et on pourrait y rester pour toujours.

San Juan del Sur, partout chez soi, ailleurs

Récemment, les inRocKs publiaient un article sur l’AirSpace, ces endroits qui présentent tous les mêmes caractéristiques. Des endroit où “les gens sont toujours, et jamais, chez eux”. Influencés par les médias sociaux et les hordes de nomades numériques, les endroits se ressemblent de plus en plus, avec le même style de mobilier, de menu, d’art latte et de wifi rapide et efficace.

Starbuck n’a pas encore ouvert de succursale à San Juan del Sur, mais je ne peux pas dire que ça détonnerait dans le paysage, à côté de la boutique Auric. 

San Juan del Sur est en plein sur la carte géographique virtuelle du AirSpace, mais je n’ai pas détesté. Ça fait toujours du bien de se retrouver un peu chez soi.

Mes sentiments sont partagés.

San Juan del Sur, partout chez soi, ailleurs

Si vous voulez faire la fête, c’est sans contredit le meilleur endroit au Nicaragua. Les nombreux bars et les tacos shops ouverts presque toute la nuit n’égalent pas le célèbre Sunday Funday. Décrit comme le Full Moon Party de l’Amérique central, c’est un gros get-together qui a lieu tous les dimanches. Je ne pourrais pas vous en dire davantage, j’ai plutôt choisi de profiter du Pacifique et d’explorer les ruelles.

San Juan del Sur, partout chez soi, ailleurs

San Juan del Sur, partout chez soi, ailleurs

San Juan del Sur, partout chez soi, ailleurs

Chaque fois qu’on rentre à l’Hostal Mama Sara, où on loge, on est accueillies par mama Sara elle-même et un « Hola chicas! Un momento. », et elle revient avec quelque chose à manger. On a eu droit à du melon, des pains au fromage et des tortillas.

Son perroquet danse sur la grille d’entrée sur les airs des publicités en espagnol et l’odeur du gallo pinto déborde dans la rue. Pendant un instant, j’ai oublié que je n’habite pas ici.

San Juan del Sur, partout chez soi, ailleurs

Oui, San Juan del Sur, c’est vraiment comme être chez soi, mais en mieux.

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Infos pratiques

Hébergement: L’Hostal Mama Sara est surtout fantastique pour sa propriétaire, mais il y fait extrêmement chaud dans ses murs en béton sans fenêtre. Toutefois, c’est bien situé, et très propre.

Sunday Funday: Si vous souhaitez y aller, sachez qu’il faut faire la file assez tôt le matin même devant l’hôtel PachaMama. Il n’y a aucune pré-vente et les places sont limitées.

Argent: San Juan del Sur est le seul endroit où nous avons eu du mal à retirer de l’argent des guichets automatiques. Aucune idée pourquoi, mais bon, prévoyez avoir un peu d’argent sur vous en cas d’imprévus.